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8 octobre 2013 2 08 /10 /octobre /2013 12:30

Dans Sciences et Avenir :

 

Appel de prix Nobel contre l'exploitation de sables bitumineux
Publié le 03-10-2013

http://sciencesetavenir.nouvelobs.com/nature-environnement/20131003.AFP7539/appel-de-prix-nobel-contre-l-exploitation-de-sables-bitumineux.html

 

 

Vingt et un prix Nobel ont écrit au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et aux dirigeants des 28 pays de l'UE pour leur demander d'appliquer immédiatement une loi européenne de 2009 qui reconnaît le caractère extrêmement polluant des sables bitumineux mais qui peine à se mettre en place. (c) Afp

Bruxelles (AFP) - Vingt et un prix Nobel ont écrit au président de la Commission européenne, José Manuel Barroso et aux dirigeants des 28 pays de l'UE pour leur demander d'appliquer immédiatement une loi européenne de 2009 qui reconnaît le caractère extrêmement polluant des sables bitumineux mais qui peine à se mettre en place.

 

"L’extraction de combustibles non conventionnels – tels les sables bitumineux et les schistes bitumineux – a un impact désastreux sur les changements climatiques", ont écrit les lauréats du Nobel, dont le Français Roger Guillemin ou le Sud-Africain Desmond Tutu, dans une lettre dont l'AFP a obtenu une copie jeudi.

 

"Nous vous demandons instamment de soutenir la directive (loi européenne, ndlr) de l’UE sur la qualité des carburants et son application immédiate, afin d’atteindre, d’ici à 2020, l’objectif de réduction de 6% des émissions de gaz à effet de serre pour les carburants utilisés dans les transports", ont-ils ajouté.

 

Déjà, en février 2012, huit lauréats du Nobel avaient écrit une lettre aux dirigeants européens pour obtenir leur soutien dans la campagne contre l'exploitation de sables bitumineux.

 

Les dirigeants européens ont adopté en 2009 une directive sur la qualité des carburants qui stipule que les "combustibles non conventionnels" comme les sables bitumineux doivent être dotés de "valeurs de référence" spécifiques.

 

En 2011, la Commission européenne a donc proposé de fixer un taux d'émission de gaz à effet de serre à chaque type de carburant. Selon le calcul de la Commission, les produits dont la valeur de référence est supérieure à 87 (soit le taux du pétrole conventionnel) devraient être considérés comme particulièrement polluants. La Commission a attribué une valeur de 107 aux sables bitumineux les excluant ainsi de facto du marché européen.

 

Le Canada, principal producteur mondial de ce type de produits ainsi que l’industrie pétrolière ont exercé de très fortes pressions sur les instances européennes contre cette proposition. Ottawa a menacé l’UE de déposer plainte auprès de l’Organisation mondiale du Commerce (OMC), jugeant la mesure "discriminatoire" à l'encontre des sables bitumineux.

 

Appelés à trancher, les Etats de l'UE ne sont pas parvenus à s’entendre sur les propositions de la Commission. Face à cette impasse, la Commission a commandé une étude sur la directive en avril 2012. L'étude, qui serait achevée depuis juin 2013, selon des organisations de défense de l'environnement, n'a toujours pas été rendue publique.

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26 août 2013 1 26 /08 /août /2013 17:01

24 Août 2013   Communiqué de Presse de l' Association des Maires Ruraux du Gard

 NON A L'EXTRACTION DES GAZ ET HUILE DE SCHISTE

« NI D'UN BIAIS NI D'UN AUTRE... NI ICI NI AILLEURS... NI AUJOURD'HUI NI DEMAIN »

Massillargues-Atuech le 24 août 2013,

Malgré la loi de juillet 2011 interdisant la seule technique connue d’extraction : la fracturation hydro-chimique, malgré la mobilisation citoyenne sans faille, malgré les conséquences visibles dans les pays où il y a extraction de gaz et huile de schiste, malgré le principe de précaution, malgré les problématiques liées à la ressource en eau, le dossier des gaz de schiste revient inexorablement et inévitablement sur le tapis à cause des forts lobbies des pétroliers.

En soutien aux populations, en soutien aux élus s'opposant à l'exploitation des gaz et huile de schiste, consciente des répercussions néfastes pour notre ruralité, ses paysages, son agriculture, ses ressources tout simplement, l'Association des Maires Ruraux du Gard (AMR30) est pleinement solidaire du rassemblement qui aura lieu vendredi 30 août 2013 devant la Préfecture de Nîmes à 14h et apporte son soutien à l'inter-collectif GARDECHOIX et aux élus concernés.

Elle appelle l'ensemble des Maires Ruraux du Gard à cette mobilisation pour crier haut et fort « non à l'extraction des gaz et huile de schiste » par fracturation hydraulique ou sismique. L' Association des Maires Ruraux du Gard indique de façon claire qu'aucun rapport favorable à l'exploitation des gaz de schiste ne fera plier les élus et les citoyens qui continueront à clamer qu'ils n'en veulent pas « ni d’un biais, ni d’un autre... ni ici, ni ailleurs... ni aujourd’hui, ni demain »

 

Aurélie GENOLHER, Présidente de l'AMR30

Maire de Massillargues-Atuech -- 

 

 

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22 août 2013 4 22 /08 /août /2013 22:52

"On n’a jamais vu un cochon ayant trouvé une truffe se retenir de la manger." Maire de Barjac, Edouard Chaulet

 

Article du Midi Libre

 

Gard : en Cévennes, des forages pétroliers se précisent
ARNAUD BOUCOMONT
22/08/2013

"Le rapport d’un géologue pourrait décider l’État à valider des tests sismiques. Sur fond d’opposition aux gaz de schiste. La rentrée s’annonce remuante en Cévennes. 

 La rentrée s’annonce remuante en Cévennes. On devrait même en ressentir les secousses jusqu’à Nîmes. C’est en effet le 30 août dans la préfecture gardoise que l’État a choisi de présenter aux élus le rapport d’un géologue sur un sujet polémique... La société pétrolière MouvOil, titulaire d’un permis de recherche d’hydrocarbures sur le bassin d’Alès, a-t-elle voulu tromper son monde en prétendant chercher des hydrocarbures conventionnels alors que seuls les gaz de schiste l’intéressaient en fait ?

Campagne d’exploration sismique

 L’État avait confié à un professeur de géologie, Jean-Paul Deroin, le soin de répondre à la question. Et c’est sur la base de ce rapport que les esprits devraient s’échauffer. D’autant plus que les collectifs militants ont appelé à un rassemblement devant la préfecture, le 30 à 14 h. Jean-Paul Deroin estime qu’une campagne d’exploration sismique - des camions vibreurs sondant le sous-sol - est nécessaire pour en savoir plus.

Les données géologiques et géophysiques restent incomplètes

 Mais que de toute façon, elle ne suffira pas. "Ils pourront voir comment les couches se sont cassées, mais seul un forage permettra de voir le type d’hydrocarbures qu’on peut trouver", insiste le secrétaire général de la préfecture, Jean-Philippe d’Issernio. Les tests sismiques permettraient de "cibler des endroits pour les forages d’exploration". Jean-Paul Deroin en préconise au moins un nouveau, en plus des forages laissés par les exploitations passées. Il rappelle qu’une exploitation a eu lieu du côté de Saint-Jean-de-Maruéjols, dans les années 50. "Aucun gisement important n’a, à ce jour, été reconnu, mais les données géologiques et géophysiques restent incomplètes sur la plus grande partie du bassin", estime-t-il.

 Après les récoltes et avant les intempéries

 "Les hydrocarbures réellement recherchés, qu’il s’agisse d’huiles lourdes, gaz de houille, huiles ou gaz de schiste, entraînent, partout où ils sont exploités, destruction des paysages, ruine de l’agriculture, pollution et raréfaction de l’eau, risques pour la santé", insiste l’intercollectif militant “gardéchois”. Après avoir écouté maires et collectifs le 30 août, la préfecture adressera ses préconisations au ministère de l’Écologie, qui tranchera. Quand les tests sismiques pourraient-ils avoir lieu ? "La période allant de fin septembre à octobre est la fenêtre la plus favorable", indique le géologue... Après les récoltes et avant les intempéries, pour éviter que les camions s’embourbent.

Des numéros d’alerte circulant sur internet

 Mais pas sûr que le ministère se précipite, vu le contexte explosif. MouvOil pourrait alors décider de passer outre, et de faire circuler ses camions. Ou bien s’engager dans un bras de fer contentieux. Ou encore patienter à nouveau, un an de plus. Les collectifs militants, par précaution, s’organisent déjà. Ils appellent toute personne repérant des "camions ou travaux suspects" à contacter des numéros d’alerte circulant sur internet.
 Les compagnies pétrolières, « des cochons »


 Le maire de Barjac, Edouard Chaulet (Front de gauche), ne croit pas une seconde que MouvOil SA vienne chercher autre chose que du gaz ou de l’huile de schiste. « Et de toute façon, quoi qu’il y ait dessous, qu’il y en ait ou qu’il n’y en ait pas, nous n’en voulons pas ! On n’a jamais vu un cochon ayant trouvé une truffe se retenir de la manger. Les compagnies pétrolières, ce sont des cochons. Si on a un trésor sous nos pieds, ils iront. Quel qu’en soit le coût, et notamment écologique. C’est capable de déclencher des guerres, foutre en l’air des forêts, des golfs, des beaux pays. C’est capable de tout. C’est une barbarie. »

Les générations futures


 Edouard Chaulet voudrait bien renvoyer le projet aux calendes grecques : « Si les techniques d’extraction s’amélioraient, le trésor enfoui serait un bon placement pour les générations futures. Dans 50 ans, si les jeunes de ce temps ne sont pas morts suffoqués dans une atmosphère réchauffée de trop, ils pourront en chercher, du gaz de schiste. Ils pourront dire de nous que l’on n’a pas tout pris, qu’on n’a pas dit “Après nous le déluge”. »

La fracturation hydraulique

 Mais d’ici là, ce qu’il craint surtout, c’est que le Conseil constitutionnel donne raison aux pétroliers. Ils ont attaqué l’État, contestant la loi interdisant la fracturation hydraulique. « Hollande dit “Moi, président, il n’y aura jamais de gaz de schiste”. J’entends bien. Mais si le Conseil constitutionnel invalide, il pourra dire “J’ai fait ce que j’ai pu, mais je suis le gardien de la constitutionnalité des lois”. »

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5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 10:05

Dans Le Monde du 5 juillet : http://www.lemonde.fr/planete/article/2013/07/04/pourquoi-delphine-batho-cible-le-groupe-vallourec_3442705_3244.html

 

"Delphine Batho règle ses comptes. Dans une conférence de presse très offensive, jeudi 4 juillet à l'Assemblée nationale, l'ancienne ministre de l'écologie, évincée du gouvernement mardi, a accusé le gouvernement d'avoir cédé à "certaines forces économiques qui n'acceptaient pas le niveau d'ambition qu'[elle] fixait pour la transition énergétique" et "qui voulaient [sa] tête".

"Ce combat s'est cristallisé sur les gaz de schiste et, plus discrètement, sur la réduction de la part du nucléaire en France", a-t-elle ajouté. En tant que ministre de l'écologie et de l'énergie, elle a dit avoir fait l'objet d'une campagne de dénigrement de la part d'un certain nombre d'industriels."

 

Lire la suite : http://www.lemonde.fr/politique/article/2013/07/04/delphine-batho-met-en-cause-les-lobbies-economiques_3442514_823448.html

 

Extraits de vidéos de la conférence de D. Batho : http://www.20minutes.fr/politique/1184521-20130704-meilleurs-moments-conference-presse-delphine-batho

 

 

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7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 21:24

 

Le Colisée de Carcassonne le Jeudi 11 avril à 20h30 : projection en avant première

du film Promised Land avec un débat

en compagnie du Collectif Gaz de schistes Corbières Minervois.

 

En avant-première
Réalisé par Gus Van Sant
Avec Matt Damon, John Krasinski, Frances Mcdormand, Rosemarie Dewitt, Hal Holbrook

Durée : 1h45. - Genre : Comédie dramatique
Sortie nationale le 17/04/2013 - En salle dès le 11 avril
Synopsis

Steve Butler, représentant d'un groupe énergétique, se rend dans une petite ville de campagne, convaincu que les habitants, durement affectés par la crise économique, seront disposés à autoriser des forages dans leurs propriétés contre rémunération. Mais ce qui s'annonçait comme un jeu d'enfant se corse lorsqu'un enseignant respecté se met à formuler des critiques, soutenu par la campagne populaire d'un activiste écologiste, qui affronte Steve aussi bien sur le plan personnel que sur le plan professionnel.
EN AVANT-PREMIÈRE JEUDI 11 AVRIL 2013 À 20H30

Voir bande annonce : http://www.cap-cine.fr/carcassonne-colisee/film/promised-land-2013 

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 00:28

Nouveau-tract-ngds-maillahc.jpg

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15 mars 2013 5 15 /03 /mars /2013 10:33

Pour s'opposer à la fracturation hydraulique et l'exploitation du gaz de schiste dans l'Etat de New York, un collectif fondé par Yoko Ono et son fils Sean Lennon a réalisé un clip au titre éloquent :   "Ne fracture pas ma Mère ".

 

Please, don't frack my mother! 

 

 

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27 novembre 2012 2 27 /11 /novembre /2012 22:20

On le sait à présent, la Pologne est le pays européen qui a décidé d'explorer  le gaz de schiste pour ensuite l'exploiter . Et donc d'utiliser la tant décriée Fracturation Hydraulique.

 

Ci-dessous une vidéo (en anglais)  qui présente cette orientation nationale polonaise avec des rappels sur ce qu'est la fracturation hydraulique, le film Gasland, les mouvements de contestation, entre autres en France, et les problèmes rencontrés en Pologne.

 

 

 

Ensuite, il est utile de lire la lettre de Teresa Jakubowska  adressée au Parlement européen et sa décision de lancer une pétition

 

 

Teresa Jakubowska Varsovie, le 12 novembre 2012
teresa.jakubowska@op.pl

 

Monsieur Martin Schulz


Président du Parlement Européen
Députés du Parlement Européen
Mme Connie Hedegaard
M. Gunther H.Oettinger
M. Janez Potocnik
M. Dacian Ciolos


PETITION pour une interdiction totale de la fracturation hydraulique sur tout le
territoire de l’Union Européenne

 


Mesdames et Messieurs,
Le gouvernement de Donald Tusk s’efforce de convaincre les Polonais que l’indépendance vis-à-vis du gaz russe est possible et pour cela il a décidé de rendre le pays énergétiquement dépendant des consortiums, principalement ceux des Etats Unis, qui exploitent les hydrocarbures de schiste.


Comme aux USA, de nombreux signaux inquiétants parviennent de ces endroits en Pologne où l’on procède aux forages d’exploration du gaz et des huiles de schiste. Le plus fréquents sont : pollution des puits et sources d’eau potable, pollution des champs, fissures des murs des bâtiments, odeur du méthane, déstabilisation de la surface de routes. Ces signaux ne trouvent pas écho dans les médias, car le gouvernement a interdit d’en faire l’état. De plus, il arrive que les personnes qui tentent d’aller à l’encontre de cette interdiction, fassent l’objet de surveillance par les services spéciaux ABW (Agence de la sûreté intérieure). Le gouvernement satisfait ainsi aux promesses
données aux consortiums, de ne pas tolérer les protestations des habitants et des autorités territoriales. Il arrive souvent que les agriculteurs signent l’autorisation de pénétrer sur leurs terres sans savoir de quoi il s’agit au juste, et en ne percevant que des sommes dérisoires en dédommagement de ces recherches.


On en arrive à des situations proprement scandaleuses, comme, par exemple, l’installation des forages situés tout près de la ville de Kutno (50.000 habitants), qui a privé la ville d’eau potable pure, ou le forage de la société Lane
Energy sur le bord du lac Jeziorak, lac unique en son genre (relativement étroit mais de 27 km de longueur). Il s’en était fallu de peu pour que des concessions soient délivrées pour les forages d’exploration dans la région du sud de la Pologne, abritant les sources d’eaux minérales les plus réputées (Piwniczna, Muszyna, Krynica).


La nouvelle loi géologique, en vigueur depuis le 1er janvier 2012, facilite l’expropriation de la propriété agricole en faveur des sociétés d’exploitation. Cette loi passe pratiquement sous silence la question des dédommagements. Ainsi il devient impossible de se faire dédommager par des moyens légaux – la lenteur inimaginable du système judiciaire polonais est bien connue du Tribunal de Strasbourg.


Un autre facteur joue contre les expropriés : les grandes multinationales n’ont pas de filiales en Pologne. A leur place, de nombreuses sociétés à responsabilité limitée et au capital dérisoire (p.ex.1250 euros !) sont apparues. Elles possèdent le nom du consortium dans leur dénomination commerciale (parfois d’une longueur extravagante)
  et ce sont elles qui ont obtenu, sans procédure préalable de sélection, ni mise en concurrence, et pratiquement sans frais, des concessions pour l’exploration. Elles obtiendront de la même manière des concessions d’exploitation. Si des problèmes apparaissent, rien de plus facile pour de telles sociétés que d’annoncer la faillite. La situation sera donc malheureusement classique : les bénéfices iront aux multinationales et les pertes au contribuable polonais. Les personnes dont les biens - terres arables et habitations - auront perdu toute valeur, n’auront qu’une solution : l’émigration vers les pays de l’ouest de l’Union, dans l’hypothèse où leur état de santé le leur permettra. De nombreux cas répertoriés de problèmes de santé parmi la population des régions contaminées aux USA, et la perte de valeur de grandes exploitations agricoles par exemple en Pennsylvanie ne permettent pas d’espérer autre chose pour la Pologne.
Pire, la densité de population rurale, plus grande en Pologne, fera que ce problème sera ici nettement plus aigu.


Cependant le rapporteur, député européen polonais Bogusław Sonik, vient de donner l’assurance au Parlement Européen que la méthode de fracturation hydraulique est entièrement sans danger pour l’environnement à condition de se plier aux procédures, et d’assurer qu’il n’est pas nécessaire que l’UE mette en place des règlements plus stricts en la matière.


Or voici, à titre d’exemplarité, comment sont observées les procédures en Pologne : concernant un forage effectué pendant 4 mois en l’été 2011 dans la localité de Łebień, sous la haute surveillance du PIG (Państwowy Instytut Geologiczny – Institut National de Géologie), on peut lire en page 47 du rapport de cet organisme: "Les déchets, en quantité de 7,9 tonnes, ont été remis à la société PHU Trade Michał Leśny, sise à Zawady 12, 63-520 Grabów nad Prosą, laquelle société est titulaire d’une décision de Président du District de Lębork en date du 14.04.2010 – l’autorisant de procéder au retraitement des déchets. Les déchets issus du processus de fracturation hydraulique ont été utilisés pour la remise en état (rekultywacja?) de la décharge de Lucin, commune de Wicko" Le seul problème est que la décharge de Lucin avait été officiellement fermée en 2007. 

Le rapport ne précise pas exactement où et en quel état ces tonnes de boue de forage hautement toxiques ont été déversées. D’ailleurs il n’existe pas de méthode réellement efficace d’épuration adaptée au traitement des rejets de ces exploitations (métaux lourds, substances radioactives).


De tels procédés ne sont malheureusement pas rares en Pologne. Le très bas niveau de conscience écologique fait que les forêts sont devenues des décharges sauvages et il n’y a presque aucune rivière dont les eaux sont classées en première catégorie. Le réseau de drainage très dense mis en place après la Seconde Guerre Mondiale et le système de protection contre les inondations mal pensé accentuent le problème de la pénurie d’eau : actuellement la Pologne occupe la dernière place en Europe en ce qui concerne les réserves aquatiques, le processus de désertification s’aggrave. En outre, c’est, déjà actuellement, dans les régions riches en gaz de schiste (Wielkopolska, Mazowsze, région de Lublin) que le déficit en eau est le plus sévère : il existe des localités où il faut alimenter périodiquement la population en eau par transports spéciaux. Si l’on ajoute donc que la nouvelle loi polonaise assure aux consortiums le pompage de l’eau A TITRE GRATUIT (et chaque forage en nécessite une quantité gigantesque : environ 20 000 m3), le problème devient très grave. Et tous les cours d’eau polonais aboutissent à la Mer Baltique qui étouffe déjà sous la pollution.


L’exploitation des hydrocarbures non conventionnels, même rigoureusement surveillée, porte toujours en soi le risque de pollution irréversible des nappes phréatiques. Cette part de l’eau utilisée qui restera sous terre, polluée par les produits chimiques et par les boues toxiques utilisées pour les forages profonds et la fracturation de la roche-mère, deviendra un dangereux égout souterrain migrant – risque de contamination permanent pour tout cours d’eau et toute nappe souterraine. Le discours sur la surveillance stricte des décennies durant après une exploitation somme toute très courte, n’est crédible pour personne et offense le bon sens commun.


La fracturation hydraulique est également source de pollution de l’air. Pour la même quantité d’énergie obtenue, l’influence des hydrocarbures sur l’émission des gaz à effet de serre est supérieure que pour le charbon, principalement en raison des fuites inévitables de méthane.


Pour obtenir une production rentable, de très nombreux forages sont nécessaires, qui, avec leurs infrastructures annexes, entraînent la destruction des terres arables et du milieu naturel sur de grandes surfaces (on compte en moyenne 4 ha pour un forage). Cette méthode peut aussi être à l’origine de tremblements de terre de faible amplitude, mais pouvant causer de gros dégâts.


Les hydrocarbures non conventionnels ne remplaceront pas les autres sources d’énergie, par contre elles feront que l’influence négative de ces dernières sur le réchauffement du climat va aller croissant. L’utilisation de cette énergie fossile retardera le développement des énergies renouvelables, et en conséquence aussi notre
adaptation à l’épuisement inévitable de toutes les matières fossiles.


Il n’est pas exclu que les recherches démontreront qu’en Pologne il n’y a pas de conditions pour une exploitation rentable des hydrocarbures de schiste. Le pays se retrouvera alors dans la situation peu enviable : pollution irréversible du milieu naturel, pertes pour le secteur agricole et dommages sociaux impossibles à réparer.


Selon le principe de précaution, je vous demande à tous, Mesdames et Messieurs,
d’agir pour une interdiction de la fracturation hydraulique de la roche dans toute l’Union
Européenne.


 
Avec mes salutations distinguées
Film - Fracking in Poland
http://www.youtube.com/watch?v=nxO8lfWerU0&feature=email

 

 

 

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13 novembre 2012 2 13 /11 /novembre /2012 19:25

Parce que l'information est la meilleure lutte : 

 

 

Demain, 14 novembre, 

 

Salle Amphithéâtre

 

à Canet d'Aude

 

REUNION PUBLIQUE  

à propos des Gaz et Huiles de Schiste

 

Organisé par le Collectif des Corbières 

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8 novembre 2012 4 08 /11 /novembre /2012 22:06

Dans Médiapart, 5 novembre

 

Renonçons au mirage du gaz de schiste!


05 novembre 2012 Par Les invités de Mediapart


« Le gouvernement ne retiendra pas la proposition de Louis Gallois de reprendre les recherches concernant l’exploitation des gaz de schiste », se félicite Jean-Paul Chanteguet, député PS de l’Indre, président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, en rappelant que l'exploitation de cette énergie ferait peser les « coûts environnementaux et sanitaires » sur la collectivité. 

Le Premier Ministre a tranché: le gouvernement ne retiendra pas la proposition de Louis Gallois de reprendre les recherches concernant l’exploitation des gaz de schiste. Se démarquant de la ligne définie lors de la conférence environnementale le 14 septembre dernier, l’ancien patron d’EADS a pris le relais de l’association française des entreprises privées. La quasi-totalité du CAC 40 et des grandes entreprises françaises réunies au sein de l’Association française des entreprises privées (AFEP) réclamaient le 28 octobre dernier le droit d’explorer et d’exploiter la ressource nationale que constituent les gaz de schiste.

Ces prises de position sonnent comme des injonctions au pouvoir politique accusé en creux de vouloir priver la France d’une richesse évidente au moment où notre pays est frappé par la pire crise depuis la seconde guerre mondiale. Elles s’accompagnent ensuite dans le débat public de critiques sur le principe de précaution qui ralentit les projets industriels, interdit des activités pourtant développées ailleurs et renchérit les coûts d’exploitation des entreprises. Elles développent enfin une mise en cause plus globale: décider en toute conscience de laisser le gaz de schiste prisonnier de la roche mère reviendrait à renoncer au progrès et à s’inscrire dans une démarche frileuse, récessive, en somme à choisir la voie du déclin.

C’est pourtant tout le contraire. La transition énergétique que François Hollande a décidé d’engager vise à mettre en place un nouveau modèle de croissance intelligent, durable et solidaire fondé sur des énergies renouvelables et efficaces qui prennent peu à peu le relais des énergies fossiles. Le charbon, le pétrole, le gaz qui ont porté la révolution industrielle et permis des croissances phénoménales sont des ressources finies et plus personne ne peut ignorer les dégâts que leur exploitation cause en termes de pollution et de changement climatique. Extraire le gaz de schiste, c’est s’obstiner dans cette voie du passé en exploitant à des coûts toujours croissants pour le climat, l’environnement et la santé les dernières ressources disponibles alors que l’énergie du futur, celle du XXIe siècle reste privée des investissements nécessaires à son développement. Permettre l’exploitation de ce gaz, ce serait donc pour la puissance publique sacrifier l’avenir au très court terme et préférer, à la défense de l’intérêt général, la protection de quelques intérêts privés. Et si d’autres pays ont pourtant choisi cette voie, au premier rang desquels les Etats-Unis, il n’est pas interdit à l’Etat français d’en comprendre les raisons, d’en tirer les leçons et d’assumer préférer un autre chemin.

Mais passons au détail de ce qui doit en toute conscience nous faire renoncer à exploiter le gaz de schiste. Car tout doit être dit dans ce débat, les risques comme les enjeux analysés, les faux semblants comme les faux espoirs décrits pour mieux s’en départir.

Notre pays s’est engagé comme ses 26 partenaires européens à réduire de 20 % ses émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020. Il s’agit de ralentir, sinon d’inverser la trajectoire du changement climatique qui nous mène à des dérèglements économiques, sociaux et migratoires d’envergure. Mieux, la France par la voix de François Hollande souhaite convaincre l’Union européenne d’aller jusqu’à une réduction de 40 % en 2030 et de 60 % en 2040. Elle est loin de ces objectifs. Or, l’exploitation du gaz de schiste selon plusieurs études concordantes, dont celle de Robert Howarth de l’Université Cornell dans l’Etat de New York, a une empreinte carbone équivalente à celle du charbon, la source d’énergie la plus émettrice de gaz à effet de serre. Si l’on additionne les émissions dues au forage, à l’extraction, au transport et à la dépollution des immenses quantités d’eau utilisées, le résultat est accablant. L’émission de méthane y contribue largement car ce gaz émis lors de l’extraction du gaz de schiste a un pouvoir réchauffant bien plus élevé que le CO2 sur vingt ans, justement la période la plus critique durant laquelle la Communauté internationale doit limiter la hausse des températures.

L’exploitation du gaz de schiste a ensuite un impact considérable sur la ressource première et essentielle à la vie qu’est l’eau. D’un point de vue quantitatif tout d’abord. Le forage classique d’un seul puits, à raison de dix fracturations, utilise une vingtaine de millions de litres d’eau. La captation de la ressource par des puits forcément nombreux du fait de leur faible rentabilité est telle aux Etats-Unis qu’elle conduit à des conflits d’usage entre l’industrie pétrolière, les citoyens parfois rationnés et les agriculteurs qui finissent par vendre leurs ressources aquatiques et renoncer à leurs cultures. D’un point de vue qualitatif ensuite. La fracturation de la roche est opérée par un mélange d’eau, de sable et de produits chimiques. En tout quelques 750 composés dont 29 ont été reconnus aux Etats-Unis cancérigènes et à risque pour la santé humaine. Une partie de ces produits auxquels il convient d’ajouter de l’arsenic et des éléments radioactifs, qui remontent des couches fracturées, s’échappent dans le sol, rejoignent les nappes phréatiques et/ou remontent à la surface où ils polluent l’air. Quant à l’eau, elle doit bien sûr être traitée avant d’être réutilisée. Les habitants des zones forées se trouvent ainsi exposés à de multiples polluants qui dégradent leur santé. L’environnement en surface est lui aussi concerné. La noria de camions (un millier de trajets par puits) qui transportent l’eau, le matériel et le gaz provoque des nuisances sonores, oblige à un lourd entretien des voies et entraîne l’artificialisation de territoires naturels et la destruction d’écosystèmes. Enfin plusieurs régions d’exploitation ont été victimes de séismes aux Etats-Unis comme au Royaume Uni attestant des conséquences de la fracturation sur les couches profondes de la terre.

Tous ces coûts environnementaux et sanitaires ne sont bien sûr jamais pris en considération par les promoteurs de l’exploitation du gaz de schiste. L’idée qu’il convient désormais d’internaliser dans le prix de la production l’ensemble des réparations des dégâts causés à la santé humaine et aux biens communs que sont l’eau, l’air, le sol, la biodiversité n’entre pas dans les calculs de rentabilité. Le faible prix de cette énergie vanté par ses promoteurs est donc largement biaisé puisqu’au final c’est la collectivité qui devra en payer le véritable coût. Quant à l’intérêt de l’autonomie qui serait ainsi reconquise et des économies qui seraient réalisées en termes de balance commerciale, ils sont à rapporter aux contrats à long terme qui nous lient à nos fournisseurs de gaz à des prix indexés sur ceux du pétrole. Enfin l’argument de la création d’emplois ne tient pas davantage. Les énergies renouvelables sont un gisement largement plus porteur d’avenir. L’Allemagne a ainsi doublé en six ans le nombre de postes dans ce secteur qui employait 370 000 personnes en 2010.

Les Etats-Unis, marqués par une culture foncièrement pétrolière et riches d’un espace géographique sans commune mesure avec le nôtre, privilégient aujourd’hui d’autant plus la liberté de forer le sous-sol que celui-ci appartient au propriétaire du sol. Autant de critères qui expliquent un choix que nous n’avons pas à suivre. Depuis l’époque de Napoléon notre administration régit au contraire l’exploitation des mines via un code qui doit aujourd’hui être adapté à la protection de l’environnement, à la transparence du débat et à un nouveau partage de la richesse. Le nouveau code minier, réformé dans les mois à venir, devra proclamer l’interdiction de l'exploration et de l’exploitation des hydrocarbures par fracturation ou fissuration de la roche mère en l’assortissant de sanctions pénales et d’amendes fortement dissuasives en cas de violation. Les députés socialistes soutiendront cette avancée majeure qui accompagnera la France sur le chemin de la transition énergétique en la débarrassant de ce mirage du gaz de schiste que certains veulent nous faire prendre pour un horizon.

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