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26 mai 2011

Sur la redevance incitative : un bon exemple enAlsace :

 

http://www2.ademe.fr/servlet/getDoc?cid=96&m=3&id=77325&p2=14134&ref=14134&p1=1

 


 

 

 

19 octobre 2010 : Augmentation de la T.O.M

 

Voir article :   AUGMENTATION DE LA T.O.M. DANS LE GINESTACOIS


 

 

A l’occasion de la Semaine Européenne de la Réduction des Déchets (21-29 novembre 2009)

 

L’Aude et ses déchets ménagers

 

Constat

Dans le Midi Libre du 23/09/09, le titre d’un article nous accroche : « Déchets. L’Aude, bon élève du tri et du recyclage ». Ainsi, « quand la moyenne nationale s’élève à 44,5kg d’emballages ménagers triés par habitant et par an, (...) l’Aude affiche ainsi un satisfaisant 56kg », pour 2008. Soit un total de :17.000...tonnes pour notre Département.   

Effrayant !

Ces emballages ménagers concernent donc le papier, le carton, le plastique, les métaux et le verre. Et plus ils sont triés, plus ils sont recyclés et plus l’entreprise privée Eco Emballages soutient financièrement les collectivités (dont notre CdeC est, entre autres, partenaire). Soit un soutien d’environ 8 €/hab./an.).  Mais ce qu’il faudrait, c’est surtout consommer moins d’emballages...

 

Par ailleurs, dans le même journal du 16/10/09, l’article : « La région sort du lot dans le palmarès écolo » va dans le même sens et, sur la carte de France, l’Aude reçoit, pour l’ensemble des critères, une 6ème place nationale  très honorable, pour l’Hebdomadaire « la Vie ».        

Il est vrai que la filière bio, dans l’Aude, se porte plutôt bien et progresse. Mais, pour ce qui concerne le taux de valorisation des déchets ménagers, « La Vie » conclut : « Sept champions, mais retard général. En moyenne, un tout petit peu plus de la moitié des déchets ménagers (4% de la production totale des déchets, en 2007) sont valorisés en France, et seulement 13 % sont recyclés. Ce taux, en constante augmentation, reste faible comparé à nos voisins européens. » On déplore des « déchets peu recyclés » dans la région, l’Aude et les P-O étant parmi les plus mauvais élèves...(source, Ademe, 2006). L’Aude est 88ème/95 départements ! Elle ne recycle que 11.2% de ses déchets ménagers. On comprend que le Vice-Président écologiste du Conseil régional, Yves Pietrasanta, soit stupéfait de cette pitoyable 88ème place! Dans le Midi Libre du 20 novembre 2009, Maryse Arditi estime d’ailleurs que ce dernier n’a pas suffisamment investi dans le Plan « Agenda 21 »...

 

« Produire moins pour traiter mieux »


Il suffit d’être un peu attentif pour se rendre compte, en effet, que le comportement environnemental laisse à désirer dans notre pourtant très beau département :  que de décharges et de dépôts sauvages... et que de poubelles débordantes. Le Conseil Général de l’Aude en a bien conscience :

 


 

 

« Produire moins pour traiter mieux »


C’est effectivement mieux que trier et recycler à tout va, dans la perspective de recevoir, pour la CdC, l’obole d’Eco Emballages. Si on produisait moins, si on supprimait tous ces sur-emballages  parfaitement inutiles (en les boycottant systématiquement), si nous recyclions nous-mêmes pas mal de nos propos déchets, nous  aurions moins : de transports, de travail de tri et de recyclage,   de stockage de déchets, d’enfouissement et moins de frais. Et plus de place pour la Planète !


Il faut en effet prévenir, valoriser par le recyclage, améliorer les déchetteries, incinérer et enfouir le moins possible. Pourtant, on consomme à tout va et on jette à tout vent. La proportion enfouissement/incinération est de loin supérieure à celle du recyclage et compostage et cela est inacceptable. Pourquoi tant de lenteur et de frilosité à tous les niveaux  de pouvoir ? Parce que c’est moins rentable ?

« Problème : les alternatives à la mise en décharge, comme le recyclage, sont encore trop peu développées en France. Résultat, la quasi-totalité des décharges continuent de recevoir des déchets valorisables… »  Un non sens absolu.   (source)                                                 

Autre problème majeur : le nombre important de décharges et de dépôts sauvages dont peu d’élus se préoccupent, à tort !

 

Au vu de l’enquête 2009 de l’ADEME, « Les déchets en chiffres en France » : 



 

Pour 2007, la France peut mieux faire ! Son recyclage est médiocre. Et nombre de départements rencontrent des difficultés croissantes pour gérer leurs déchets et c’est le cas de l’Aude, à la recherche d’un centre d’enfouissement... (Site de Lassac, Haut Cabardès) Les habitants n’en veulent pas, mais ne veulent pas changer non plus leurs habitudes de consommateur.

 

Les travailleurs dans les centres de tri

On a tous vu un reportage sur leur travail... Les pense-t-on très motivés pour l’écologie pour faire ce qu’ils font toute la journée ?, debout, face à un tapis qui charrie des détritus, à trier le même déchet, à se blesser parfois. Pour quel salaire ? En réinsertion, c’est de  l’esclavage... Et c’est inacceptable. C’est à chacun de nous de trier nos propres déchets. On apprendrait vite à les diminuer !

En Belgique, le tri des déchets ménagers est obligatoire, à domicile, grâce à des sacs de différentes couleurs. En cas de non-respect, il y a avertissement puis amende en cas de récidive. Le sac qui récolte les inclassables coûte le plus cher : un incitant à produire moins de déchets. (Source)

Par respect pour les travailleurs dans les centres de tri, trions nous-mêmes nos déchets.

 

Plan déchets 2009-2012

Le Ministère de l’écologie a planché sur un « plan d’actions gouvernemental sur les déchets pour la période 2009-2012. Au programme : la prévention, le recyclage, l’incinération, le stockage et la valorisation des déchets organiques. L’objectif : une réduction de 7% de la production de déchets ménagers sur les cinq prochaines années, une amélioration du taux de recyclage et une diminution des quantités de déchets incinérés. » Nous notons entre autres « une amélioration du taux de recyclage matière et organique à 35% en 2012 et 45% en 2015 pour les déchets ménagers et 75% dès 2012 pour les déchets des entreprises et les emballages ; et un axe concernant « la valorisation des déchets organiques, qui représentent 50% des déchets ménagers ».Ces 50% de matières organiques ménagers devraient être gérés et obligatoirement recyclés à 100%, depuis belle lurette !

Dans certains pays européens, les villes sont dotées de poubelles sélectives dont celle qui ne récolte que les matières organiques. Nous disons « matière » et non « déchet » car cette poubelle récèle un trésor : la vie, le cycle du vivant. Chez nous, en France, on la brûle ! Une aberration. En Allemagne, par exemple, l’enfouissement des déchets ménagers ni triés ni valorisés est interdit depuis 2005.

 

 

Compostage domestique

Une CdeC comme la nôtre qui distribue des composteurs à sa population, mais qui, elle-même, ne gère pas une aire de compostage est un non sens éducatif ! Cette même CdeC qui vend des composteurs en plastique à tout détenteur d’un jardin sans informer qu’un compostage naturel, en tas, ou avec quelques lattes de bois, est possible et efficace,  est tout aussi absurde. (voir Tritou, n°5, déc 08) Et, qui plus est, ne s’informe pas  de qui pratique déjà le compostage de façon à regrouper tous les « aficionados » pour entraîner des débutants. Pourtant l’info ne manque pas (voir par exemple l’Ademe ). Agir localement, est-ce si difficile ?

 

Eduquer les jeunes, informer régulièrement la population, la responsabiliser et l’inviter à prendre en charge l’organisation de son territoire, est-ce une utopie ?

 

Compostage dans les Collectivités

Pourquoi, n’y a-t-il pas, et ça tombe sous le sens, dans chaque Commune ou quartier ou immeuble ou CdeC des aires de compostage ? Voilà de quoi diminuer le volume des déchets,  leur transport et leur coût, fournir des emplois et un produit recyclé avec tout bénéfice pour l’environnement. Les déchets organiques (épluchures, sachets de thé et autre marc de café) représentent 126 kg par an et par Français, soit un tiers du poids de nos poubelles, selon l’ADEME. Celle-ci précise : « La collectivité sera d'autant plus crédible sur la prévention des déchets qu'elle commencera par faire elle-même ce qu'elle préconise, d'abord parce que l'exemple est souvent plus convaincant que le discours, mais aussi parce qu'elle peut ainsi s'appuyer sur sa propre expérience pour proposer des actions concrètes, pratiques et efficaces… et de surcroît, faire des économies souvent significatives. »

 

Maître-composteur

Lu dans un bulletin communal belge : «Faites-vous appeler « maître-composteur ». La Commune de Rixensart (Brabant wallon) et le Comité Jean Pain vous offrent l’opportunité de suivre une formation complète sur le compostage et la gestion écologique des jardins en échange d’un peu de votre temps. (...)  Citoyen bénévole, le maître-composteur accepte, au-delà de son implication personnelle, de donner un peu de son temps pour répondre aux nombreuses questions de base que peut se poser le candidat composteur. (...) Vous partagez vos connaissances et votre expérience en offrant une aide pratique au démarrage d’un compost (...)  La participation financière est prise en charge par la Commune (200€/per).» (Octobre 2009)

Pour avoir contacté la responsable, conseillère municipale de l’environnement, pour le mois de novembre, 10 candidats se sont proposés. C’est dire si la proposition répond à un besoin.

Site Internet de grand intérêt pour le compostage domestique : www.compostage.info, réalisé par un formateur de guides composteurs.

Voilà une démarche éco-citoyenne qu’on aimerait voir proposée dans nos Municipalités. Pourquoi pas un maître-composteur dans nos villages, nos quartiers ou à la CdeC ? Alors, oui, le « Journal de Tritou » pourrait se targuer de ce que la « Communauté de Communes du Midi en Minervois  poursuit son engagement en faveur d’une politique environnementale dynamique » (N°5, déc 2008).

 

Par ailleurs, est-ce que le Conseil Général ne pourrait-il pas, comme sela se fait en Belgique, organiser cette formation de compostage de proximité ? Avec des guides-composteurs reconnus, des sites de démonstration et des réunions publiques pour informer et former. Car, pour ne citer qu’un exemple, un compost mal aéré produit beaucoup de Gaz à Effet de Serre (GES) : méthane...

 

Démarche citoyenne

Il y aussi l’initiative d’élus et de citoyens  pro-compostage. Le site http://www.compostcitoyen.com/  regorge de bonnes idées. L’Association départementale (Vendée) agréée pour la défense des consommateurs : « Compost Citoyen », a publié en février 2009 un dossier de 25 pages, très intéressant : « Pour une réglementation de la valorisation des déchets ménagers fermentescibles par un compostage de proximité. » (A lire ou télécharger sur leur site)

 

Il nous semble qu’aujourd’hui, si l’Etat tarde à mettre au point une politique rigoureuse du recyclage, avec un système obligatoire pour tous, et dans l’attente de voir  émerger une nouvelle génération conscientisée, c’est à l’échelon départemental que tout se joue. Et nos élus locaux de proximité, s’ils ne sont pas  informés ni motivés..., ils  devraient l’être, avec une obligation de résultat, par le Conseil Général, pour autant que celui-ci ait, dans ses rangs, des élu(es) soucieux d’écologie. Est-ce utopique ?

L’hebdomadaire « La Vie » précise bien, dans son enquête, que si c’est le Département des Alpes de Haute-Provence qui est le premier lauréat sur le podium des départements écologiques, c’est parce qu’il reflète « la dynamique impulsée par les acteurs locaux sur les enjeux écologiques. »

 

Donc, que Communes, CdeC, Conseils Généraux et Régionaux se retroussent les manches et montrent  l’exemple. « Ce sont les communes et groupements de communes qui, dans la répartition des compétences entre collectivités, ont en charge l’environnement (gestion de l’eau et des déchets) », précise l’enquête de « La Vie ». Et c’est TOUS ENSEMBLE qu’il faut modifier les comportements.

 

Le nouvel employé municipal !    

Nous pensons à cette initiative, dans quelques dizaines de villes françaises, d’utiliser le cheval pour le ramassage des emballages recyclables, ordures ménagères résiduelles et matières organiques. Deux exemples de collecte hippomobile, proches de l’Aude ; dans les P.O. (Peyrestortes) et dans l’Hérault (Vendargues).

« Le cheval permettrait de ramasser près de 150 tonnes de verre usagé par an, mais aussi du carton et des piles, pour un investissement de 9.400 euros, contre 22.800 euros pour un camion non polluant et 13.700 pour un camion classique. »  (source)                         

  

 

Le Conseil Général de l’Aude

Dans « Perspectives » n°164 Avril 2008,  le CG  annonce son engagement dynamique dans le développement durable, depuis 2006,  grâce à un «  plan appelé “AUDE 2011”. « Et, c’est conscient de ces enjeux, qu’il a choisi, dès 2005, de consulter la population via Perspectives. Il en est ressorti un plan d’action sur 5 axes. Afin de “montrer l’exemple”, le Conseil Général de l’Aude a commencé par mener des pistes de réflexions sur les actions à mener au sein de la collectivité pour faire appliquer de manière interne ce plan basé sur le  développement durable. (...) Dans tous les services, outre le papier, d’autres déchets comme les consommables informatiques, les toners des photocopieuses, les DEEE (déchets des équipements électriques et électroniques), les déchets médicaux ou les cartons sont également triés et recyclés. »

Qu’en est-il dans toutes les collectivités dans l’Aude ? On aimerait être tenu au courant du changement de comportements.

Le C.G. s’est aussi attelé à la construction « durable » du récent Collège Marcelin Albert, à St Nazaire d’Aude, selon les normes HQE (Haute Qualité Environnementale).  Le collège bénéficie-t-il d’une aire de compostage et à la fois d’étude pour les élèves ? Le papier utilisé est-il obligatoirement recyclé (là et dans toute collectivité d’ailleurs), la cantine bio et les produits d’entretien écologiques ? S’il y a bien un endroit où pratiquer l’écologie, c’est l’école ! Il y a cependant sur le site du collège, une rubrique « ma semaine citoyenne » alimentée par des élèves . Dommage, l’expérience s’est limitée à une seule semaine, alors qu’il en faudrait 52 !


Travailler un maximum dans les écoles !

C’est tous les jours que les élèves devraient être confrontés au problème des déchets, plutôt que de les laisser ronronner dans leurs habitudes consuméristes.

Bernard Legros, co-auteur du livre L’enseignement face à l’urgence écologique (Ed. Aden),  ne mâche pas ses mots : « Trier ses déchets sans « décoloniser son imaginaire », selon l’expression de Serge Latouche, reviendra, au bout du compte,  à pisser dans un violon. » (...) « Nous prônons aussi l’approche « catastrophiste éclairée », telle qu’elle a été théorisée par Jean-Pierre Deupuy. Elle est transposable à l’école. L’heure est grave, il faut le dire aux élèves, mais en évitant surtout le fatalisme. » (Revue Silence, n°373, nov. 09)

 

Bref, comment expliquer que l’Aude recycle si peu ses déchets ménagers lorsqu’on prend connaissance de l’engagement du C.G ?? Comment se fait-il que certains Départements ont une ou plusieurs longueurs d’avance sur d’autres ?

 

Le site AUDEVANT du CG est une belle initiative d’information du citoyen audois et un lieu de dialogue. Il doit absolument améliorer sa visibilité, son écoute , l’interactivité et la qualité de ses documents par des enquêtes sur le terrain.

 

Voici ce que conseille l’ADEME aux collectivités  :

-montrer l’exemple en leurs bureaux, leurs espaces verts, leurs comportements.

-agir sur leur territoire et dans leurs entreprises de façon écologique : mener des actions de sensibilisation, solliciter les associations, dynamiser leurs commissions « environnement » avec de vrais projets, etc.

 

Guide de l’achat public éco-responsable (source)

Publié en 2004 par le Ministère de l’économie, des finances et de l’industrie et l’ADEME (Agence de l’Environnement et de la Maîtrise de l’énergie), nous aimerions savoir  dans quelle mesure ce guide est lu et exploité par nos Collectivités puisqu’il leur est dévolu et qu’il est, sans aucun doute, un excellent exemple pour le Privé.  Cette « émergence pour une administration éco-responsable » tarde pourtant à se manifester sur tout le territoire. Nous avons voulu compulser le « Portail d’échanges des Collectivités  « Commande publique de développement durable » (animé par les Eco Maires et l’ADEME. « Les acteurs de ce site ont souhaité laisser la quasi totalité des informations accessibles à tous pour permettre une diffusion plus rapide des expériences. Ils espèrent ainsi que nouvelles collectivités rejoindront cette démarche d’achats responsables. »  (source)

Pour le Languedoc-Roussillon et pour l’Aude en particulier,  le résultat de la recherche d’échanges d’expériences d’achats publics « durables » est nul ! Ca ne veut pas dire que l’Aude ou la Région n’achètent pas de l’éco-responsable, mais cela souligne leur piètre motivation à entrer dans un mouvement général de protection environnementale. Ou l’absence de volonté de la part de l’Etat.

 

 A défaut d’une politique gouvernementale musclée,  félicitons les quelques Collectivités qui veulent avancer.

  

 

La taxe ou la redevance ?

La collecte et le traitement de nos déchets ont un coût et celui-ci augmente (notre CdeC  a annoncé une hausse de la Taxe d'Enlèvement des Ordures Ménagères (TEOM) pour 2010).(TOM septembre 2010 : 42.35% d'augmentation à Ventenac!)

« Actuellement, il existe deux catégories d'instruments économiques applicables à la collecte des déchets : les taxes (TEOM) et les redevances (REOM). La taxe touche le contribuable pour qu'il prenne part aux dépenses réalisées par l'autorité locale pour la communauté. Mais c’est un mode de financement non-incitatif et non-équitable, basé sur la valeur locative des logements. Son taux

est voté tous les ans par le conseil communautaire puis transmis aux services fiscaux qui calculent son montant en fonction de la base de la valeur locative de chaque habitation. Les redevances, quant à elles, sont utilisées pour financer des services individuels. Le montant de la redevance peut être calculé à partir de plusieurs critères (nombre de ménages participants, nombre de personnes dans le ménage, taille de l'habitation, volume des déchets). Le but étant que la redevance prélevée finance entièrement le service de collecte et de traitement des déchets de la commune. On parle de « redevance  incitative » lorsque la facture est calculée en fonction de la production de déchets ce qui sous-entend que l'habitant est incité à réduire sa production pour payer moins cher. » (source) C’est le principe du pollueur-payeur. « Dans tous les sites où une REOM incitative a été mise en place, une diminution nette du volume des ordures ménagères résiduelles a été observée. (Etude 2007 de «  Que choisir ? »

 « Mais efficacité ne rime pas toujours avec simplicité. Les élus confirment que la mise en place d'une redevance incitative nécessite un certain courage politique. Il faut savoir faire face au mécontentement des usagers qui ne comprennent pas tout de suite l'intérêt des efforts qu'ils vont devoir fournir pour s'adapter à ce nouveau mode de financement. » (...) Elle constitue une première étape pour faire prendre conscience à l'habitant de l'impact de son comportement sur le contenu de sa poubelle. (...) (source)

Il existe des personnes qualifiées et compétentes pour aider les collectivités à mettre en place une telle redevance. Qui s’en  préoccupe dans notre CdeC ? Ou nous sommes très mal informés, ce qui est un gros handicap aussi...


Témoignage d’une personne, sur France Inter, dans l’émission « Services publics », 14 décembre 2009 : ses frais sont passés de 125€/6mois à 30€/5mois. « Le système d’avant était injuste ! » a-t-elle conclu. Le nouveau, appelé « la pesée embarquée » a été initié, en janvier 2009, dans les Vosges, par le sivom SICOTRAL.


« Après le lancement de la tarification incitative et de la pesée embarquée par le SICOTRAL, voici une nouvelle expérimentation - unique dans les Vosges - que nous allons suivre de près. Le SIVoM de Vittel / Contrexéville lance la collecte séparée. En effet, à partir de novembre 2009, au traditionnel bac à ordures ménagères viendra s'ajouter un bac à bio déchets ou fermentescibles. Chaque foyer sera donc désormais doté de 2 bacs à déchets. Mise en service prévue au début de l'année 2010, une fois que tout le monde sera équipé. » (source)

BRAVO !


 

Près de chez nous...

La semaine du Minervois a évoqué la possibilité d’une redevance dans la Communauté de Communes Le Minervois, dans son article « Déchets : une redevance incitative ». (20 mai 09) L’étude est en cours.  Et « Que choisir ? » de conclure : « Rappelons toutefois que l’adoption d’une redevance incitative devrait en toute logique conduire à une modification des comportements et donc à une diminution globale du volume, et donc du coût de traitement, des déchets. En tout état de cause, nous estimerions anormal de privilégier une voie non-environnementale sur des considérations purement économiques. »

 

La Municipalité de St Nazaire a mis en place en novembre 2009 la collecte de piles et batteries usagées, dans trois sites. (Midi Libre, 07 novembre 09).

Pourquoi ne pas généraliser ce geste éco-citoyen à toute la CdeC ?

 

Au niveau européen

La Directive cadre européenne relative aux déchets est entrée en vigueur en décembre 2008. Les Etats membres ont jusque fin 2010 pour la transposer en droit national, sous peine de sanctions financières. Cette directive met en évidence, quant aux déchets, la prévention et le réemploi, devant le recyclage. Voilà qui conforte notre avis sur la nécessité de gérer au mieux et au plus vite les déchets ménagers avec, d’emblée, une collecte sélective des biodéchets (ou matières organiques, fermentiscibles en vue de leur valorisation –compostage, méthanisation). Cette collecte n’est pas, jusqu’ici, obligatoire au niveau européen puisque la Directive évoque un recyclage d’ici 2020 !, de 50% des déchets ménagers et 70% des déchets de construction et de démolition. Une des raisons invoquées  est la nécessité  de trouver des débouchés.

Au boulot !

 

Nos voisins européens innovent

Le France est  en retard  de quelques décennies, quant aux énergies renouvelables. Pour preuve, l’émission  spéciale  Thalassa, depuis Copenhague, le 13 novembre 2009, axée sur ce thème du renouvelable et qui confirme que si nos scientifiques ont plein d’idées, de projets, de prototypes, ils sont  honteusement freinés par  l’absence de volonté politique et le lobby nucléaire. On suit, assez impressionné... un reportage à propos de l’île danoise de Samsø, dans la mer de Kattegat. Ile innovante depuis 1997 et qui se dit  autosuffisante en électricité verte depuis  2008. Elle se chauffe à l’aide de végétaux brûlés (paille et copeaux de bois mort de la forêt de Brattingsborg, située sur l'île) et l’eau chaude provient du solaire et de la biomasse (matière organique comme source d’énergie). (source)  En voilà des débouchés pour nos déchets !

 

La clé du succès  de Samsø?

Mobiliser des forces au niveau local, inclure la population dans des projets innovants, créer des coopératives gérées par les habitants. Søren Hermansen, ancien agriculteur, écologiste et amoureux de son île,  assure : «On dit qu’il faut agir localement et penser globalement. Moi je dis qu’il faut agir localement et penser localement. Le reste suivra.»

Voilà en tout cas un cas exemplaire d’une utopie qui s’est réalisée, grâce à la volonté d’un homme d’abord... Décolonisons nos imaginaires...

 

« Semaine Européennes de la Réduction des Déchets », 21-28 novembre 2009

Nos élus locaux ne nous ont rien proposé à son sujet : ni Maires, ni C.G., ni CdeC... D’autres chats à fouetter sans doute, à l’heure où notre CdeC connaît bien des turbulences.

Nous avons néanmoins appris, lors du Conseil Communautaire du mois d’octobre 2009, que notre facture des déchets ménagers est quasi identique à celle de 2008, soit, pour cette année : 102.92€/habitant (article « Ordures Ménagères : un coût stabilisé en 2008 », Semaine du Minevois, 19 novembre 09). Rien de glorieux, c’est un résultat que d’autres Communautés de Communes affichent.

Nous lisons dans le même article: « Les emballages ont enregistré une baisse tant en quantité qu’en qualité de tri. » Il serait intéressant de bien distinguer le % des emballages triés en moins, par rapport à 2008 et le % d’emballages en plus dans les ordures ménagères, de façon à déterminer si nous consommons globalement moins d’emballages, ce qui serait un progrès.

Bonne nouvelle aussi : c’est l’organisme EcoFolio  qui se chargera désormais du recyclage de tout papier imprimé, ce qui sera source de recette. Il reste à travailler en amont : une consommation raisonnée de papier (recyclé bien entendu), d’emballages, de verre et autres.

 

Site de la Communauté des Communes « Le Sud Minervois »

Nous attendons avec beaucoup d’impatience le complément d’infos à propos de l’environnement. L’onglet est, à ce jour, toujours vide de contenu !

Et nous y espérons aussi un espace interactif de façon à favoriser une politique démocratique de proximité pour informer, sensibiliser, susciter des actes citoyens.

 

Il  y a un large choix de possibles

Il faut le vouloir et les quelque 12.210 habitants de notre CdeC, ce sont 12.210 volontés qui peuvent infléchir l’orientation de leur territoire.

 

 

29 novembre 2009



Voir notre message du 24 mars 2010: CLIC 

A lire dans "Maxisciences" :


Mouscron, Belgique - Une ville belge a décidé de distribuer gratuitement des poules à ses habitants afin de réduire les déchets domestiques. Cette initiative n'est pas une première pour Mouscron, qui a déjà tenté l'expérience à deux reprises.


Forte du succès de ses deux précédentes expériences, la ville de Mouscron a décidé de distribuer pour la troisième fois des poules pondeuses à ses habitants. Chaque foyer candidat recevra deux poules, une initiative qui a pour but d'inciter les habitants à réduire le volume de leurs déchets ménagers.


Et comme le précise le responsable de la cellule environnement de la municipalité, Christophe Denève, ce cadeau a deux avantages : celui de réduire le contenu des sacs poubelles en nourrissant les poules avec les déchets de cuisine tels que les épluchures et restes de repas, mais aussi celui de bénéficier d'une production d'œufs frais très peu coûteuse.


La mairie de Mouscron, une ville de 52.000 habitants, précise que son stock est limité à cent poules. Les futurs heureux propriétaires bénéficieront d'une formation sur la meilleure façon d'élever leurs gallinacés. Les maîtres des poules devront en échange s'engager, et ce par écrit, "à ne pas manger les poules avant deux ans, Invision-Board-France-362.gifà ne pas les céder à des tiers, et à autoriser la ville à effectuer des contrôles inopinés à leur domicile" souligne Christophe Denève.


Pour ceux qui n'ont pas de jardin et ne peuvent donc pas accueillir de poules, la cellule environnement de Mouscron planche actuellement sur un autre projet : le lombricompostage, réalisé grâce à des bacs à compost remplis de vers de terre.


  

 


 

 

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